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20 octobre 2026
« On nous demande d'écrire que c'est LFI »
L'accusation « c'est LFI » après le 17 octobre ne repose sur rien de public : la justice ne la confirme pas, un commissaire du renseignement dit qu'on lui demande de l'écrire alors qu'elle est fausse, et Matignon avait déjà prêté aux renseignements, le 1er octobre, ce que leur note ne disait pas.
Les sources
Chaque fait est relié à sa source : le passage exact qui le prouve, le lien, et une archive quand la page peut bouger.
Le carrousel
Mediapart (2026)
« On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement » : autour du 17 octobre, la fabrique d'un bouc-émissaire (extraits de Mediapart repris par mcinformactions.net)
« Dans des échanges écrits datés du 18 octobre et consultés par Mediapart, un commissaire du renseignement territorial (RT) n'en revient pas : « Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des RT, forcément on a des décisions politiques », déplore-t-il auprès de ses collègues. Interrogé sur ce point précis, le ministère de l'intérieur dément avoir donné des consignes en ce sens. »
Mediapart (2026)
« On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement » : autour du 17 octobre, la fabrique d'un bouc-émissaire
« Si le gouvernement désigne « l'ultragauche » et LFI comme responsables des nombreux pillages et incendies de ce week-end, des policiers réfutent ces accusations. Un commissaire des services de renseignement affirme même avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon. »
TF1 (2026)
Mobilisation du 17 octobre : entre 550.000 et 800.000 manifestants dans les rues ce samedi
« le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a dénombré 110 défilés samedi auxquels ont pris part environ 550.000 manifestants selon lui, dont 110.000 rien qu'à Paris »
Laurent Garrigues (2026)
Violences du 17 octobre : Comment le renseignement français s'est fait dépasser par la mobilisation
« Avec 550.000 manifestants dans tout le pays, dont 110.000 à Paris, selon les chiffres officiels, la participation a largement dépassé les prévisions des services de renseignement. […] Ils anticipaient 150.000 participants en régions et 80.000 dans la capitale. »
BFMTV (2026)
INFO BFMTV. Manifestation du 17 octobre : entre 60.000 et 110.000 manifestants attendus par le renseignement en France hors Paris
« Dans une note de renseignement datée de ce jeudi 15 octobre que BFMTV a pu consulter, les policiers prévoient entre 60.000 et 110.000 manifestants dans toute la France, hors Paris »
franceinfo (2026)
Mobilisation du 17 octobre : le gouvernement plus que jamais sous le feu des critiques
« Dans la soirée, le Premier ministre a apporté son soutien appuyé aux forces de sécurité et mis en cause la France Insoumise. "La réalité, c'est qu'il y a une nébuleuse d'extrême gauche dans laquelle la France Insoumise occupe une place importante, et dans laquelle il y a des gens, des groupuscules qui sont sur un agenda de violence", affirme Sébastien Lecornu. »
Le Figaro (2026)
Violences du 17 octobre : «Nous avons failli incontestablement», admet Gérald Darmanin, qui reconnaît «un défaut dans les renseignements»
« Gérald Darmanin a de nouveau mis en cause «la responsabilité politique» de LFI dans les violences. Le mouvement de la gauche radicale «veut déstabiliser nos institutions» et «a mis une allumette sur un baril d'essence», a-t-il accusé. »
TF1 (2026)
Direct « Manifestation 17 octobre : le jour d'après » (entrée de 07 h 48, 19/10/2026 : la procureure de Paris sur TF1)
« Les interpellés sont-ils des personnes plutôt politisées à l'ultragauche ? "Ce n'est absolument pas ce que je peux confirmer en l'état de mes informations", souligne Laure Beccuau. "Un certain nombre de gardés à vue gardent le silence et ne revendiquent pas d'appartenance politique", ajoute-t-elle. »
La Provence (2026)
Violences du 17 octobre : la procureure de Paris ne « peut absolument pas confirmer » que les casseurs sont d'ultragauche
« "Ce n'est absolument pas ce que je peux confirmer en l'état de mes informations", a-t-elle tempéré. "Peut-être que sur la plaque parisienne, ceux qui sont déployés sont d'ultragauche, c'est l'analyse du ministère de l'Intérieur," a poursuivi celle qui est à la tête du parquet de Paris. »
Lou Momege (2026)
Violences du 17 octobre : « Je regrette ce que j'ai écrit »… A Paris, les premières comparutions ont commencé
« Trois jeunes âgés de 19 à 21 ans y sont jugés […] Son client n'a pas de casier […] Eux aussi ont un casier vierge et sont insérés dans la société. »
France 3 (2026)
Manifestation du 17 octobre à Toulouse : sept jeunes jugés, dont un condamné à un an de prison et six renvoyés sous contrôle judiciaire
« Moins de 48 heures après la manifestation du 17 octobre, sept personnes interpellées comparaissaient devant le tribunal de Toulouse ce lundi 19 octobre 2026. Toutes ont un casier judiciaire vierge et sont poursuivies pour des violences commises contre des fonctionnaires de police en marge de la manifestation, ou pour avoir brûlé des poubelles. »
La Dépêche du Midi (2026)
Manifestation du 17 octobre à Toulouse : pilleurs, militants d'ultragauche... qui sont les 107 personnes interpellées ?
« Sur les 107 personnes interpellées, 27 sont mineures et 19 sont des femmes. La majorité des gardés à vue n'étaient jusqu'alors pas connues de la justice, précise le procureur de la République de Toulouse. »
La Dépêche du Midi (2026)
DECRYPTAGE. Blocages des lycées : pourquoi « LFI et ses proxys » sont accusés d'être à l'origine du mouvement
« La note est tombée vers 16 heures, ce jeudi 1er octobre, sur les boucles WhatsApp qui permettent à Matignon de communiquer avec la presse. En style télégraphique, elle résume ainsi l'un des points abordés lors de la réunion de crise organisée par le Premier ministre dans l'après-midi : "Constat partagé par les services de renseignements sur l'origine du mouvement (lycéens NDLR) : manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra gauche". »
RTL (2026)
Violences en marge des blocages des lycées : le gouvernement accuse LFI et les proxys d'ultragauche, Manuel Bompard appelle à « ne pas sombrer dans le complotisme »
« manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche", a indiqué jeudi Matignon à l'issue de la cellule interministérielle de crise »
franceinfo (2026)
Pourquoi LFI est-elle accusée par le gouvernement d'être à l'origine du mouvement lycéen et de l'instrumentaliser ?
« Ce constat de Matignon se fonde sur une note produite le lundi 28 septembre par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), que franceinfo a pu consulter. Le document, qui ne porte pas sur la mobilisation à l'échelle nationale, se focalise uniquement sur les "actions lycéennes en Seine-Saint-Denis" […] seules quatre références concrètes à des actions et propos émanant d'élus LFI figurent dans le document, sur un total de huit pages de notes »
franceinfo (2026)
Emmanuel Macron refuse la démission de Laurent Nuñez après les violences du 17 octobre et réclame des changements de méthode « face aux casseurs »
« Le président a par ailleurs de nouveau réclamé de la "transparence", pointant "les défaillances d'anticipation et de renseignements" qui ont conduit à des violences. »
RFI (2026)
Mobilisation en France : Emmanuel Macron admet des « défaillances » mais refuse le départ de Laurent Nuñez
« Il a chargé le ministre de l'Intérieur de prendre toutes les dispositions pour faire la transparence sur les défaillances d'anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences »
Emmanuel Macron (2026)
Adresse aux Français. (passage sur le renseignement)
« J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. »
La Chienlit (2026)
Témoignage d'un membre de la rédaction, samedi 17 octobre 2026, Paris (texte non publié)
« Nous étions « en marge des manifestations » malgré nous : on s'est fait bloquer et gazer des dizaines de fois, par une police ultra violente face à des manifestants calmes. »