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Ignorer l'extrême droite

Mise à jour le 28 octobre 2026 · 71 noms

On ignore l'extrême droite

Ne regarde pas, ne like pas, ne commente pas, ne partage pas. La méthode d'André Janones, pendant la campagne de Lula, en trois gestes.

Les sources

Erratum · 28 octobre 2026

Le 28 octobre, cette page s'appelait « On bloque l'extrême droite » et disait qu'au Brésil, la consigne de la campagne de Lula était de bloquer. On s'est trompés : André Janones, qui l'a lancée, dit n'avoir jamais demandé de bloquer, seulement d'ignorer. On se range donc derrière sa méthode.

La méthode de Janones

André Janones, député fédéral brésilien, animait le canal WhatsApp « L'Armée de Lula » : 10 millions de membres le 23 octobre, selon l'Estadão.

Sa consigne : « Sur leurs réseaux, n'interagissez jamais. Ignorez. »

Face à une vidéo annoncée par le député Nikolas Ferreira (PL) : « ne pas regarder, ne pas liker, ne pas commenter. Si ça passe sur votre écran, passez vite. »

Et chez son camp, des « missions » : lancer tous ensemble des mots-dièse sur X.

Pourquoi ignorer, et pas bloquer

Les commenter, même pour les contredire, leur donne de la visibilité, explique l'insoumis Antoine Léaument.

Bloquer va même « à l'encontre de cette stratégie », explique actu.fr, « car l'algorithme comprendra que vous n'avez pas vu le contenu simplement parce que vous avez bloqué le compte ».

Comment faire
  • Chez eux : passe vite. Ne regarde pas jusqu'au bout, ne like pas, ne commente pas, ne partage pas, même pour dénoncer.
  • Pour dénoncer : une capture d'écran, jamais un commentaire ni un partage.
  • Chez nous : like, commente, partage, regarde jusqu'au bout. Ignore-les, et nourris notre camp.

L'extrême droite

Les comptes qu'on ne nourrit plus.

Partis et mouvements

  1. Rassemblement national : pourquoi sur la liste

    Ex-Front national, parti d'extrême droite fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972, présidé par Jordan Bardella ; Marine Le Pen est sa candidate pour 2027. Source

  2. Reconquête : pourquoi sur la liste

    Parti d'extrême droite d'Éric Zemmour, définitivement condamné pour provocation à la haine raciale, qui en sera le candidat à la présidentielle de 2027. Source

  3. Génération Zemmour : pourquoi sur la liste

    Mouvement de jeunes lancé par Stanislas Rigault pour pousser Zemmour vers l'Élysée ; Politis y a repéré des visages de la jeunesse d'extrême droite. Source

  4. Action française : pourquoi sur la liste

    Organisation royaliste classée à l'extrême droite, qui se réclame de Charles Maurras, condamné après la guerre pour son soutien résolu au régime de Vichy. Source

  5. Génération identitaire : pourquoi sur la liste

    Groupuscule d'extrême droite dissous par décret du 3 mars 2021, pour son caractère de milice privée et ses provocations à la haine et à la violence. Source

  6. Collectif Némésis : pourquoi sur la liste

    Collectif identitaire proche de l'extrême droite, cofondé par Alice Cordier, qui a appelé à voter pour le RN au second tour des législatives de 2024. Source

Responsables politiques

  1. Jordan Bardella : pourquoi sur la liste

    Président du RN, parti d'extrême droite, réélu en octobre 2026 ; Mediapart lui attribue des messages antisémites écrits à 17 ans, ce qu'il dément. Source

  2. Marine Le Pen : pourquoi sur la liste

    Candidate du RN, parti d'extrême droite, pour 2027 ; condamnée en appel en juillet 2026 pour détournement de fonds publics (affaire des assistants FN). Source

  3. Éric Zemmour : pourquoi sur la liste

    Président de Reconquête, candidat d'extrême droite pour 2027, adepte de la « remigration », définitivement condamné pour provocation à la haine raciale. Source

  4. Marion Maréchal : pourquoi sur la liste

    Petite-fille de Jean-Marie Le Pen, eurodéputée et présidente d'Identité-Libertés ; ex-tête de liste de Reconquête, elle veut une coalition avec le RN et Ciotti. Source

  5. Sarah Knafo : pourquoi sur la liste

    Eurodéputée Reconquête et compagne d'Éric Zemmour ; au Parlement européen, elle siège avec l'AfD, parti d'extrême droite allemand. Source

  6. Éric Ciotti : pourquoi sur la liste

    Maire de Nice et patron de l'UDR, allié du RN ; il appelle la droite à se rallier à Marine Le Pen, « la seule qui peut gagner ». Source

  7. Nicolas Bay : pourquoi sur la liste

    Eurodéputé, cofondateur d'Identité-Libertés avec Marion Maréchal ; exclu du RN pour avoir rallié Zemmour, il défend la « remigration » des immigrés. Source

  8. Florian Philippot : pourquoi sur la liste

    Ancien vice-président du FN, fondateur des Patriotes, candidat à la présidentielle de 2027, classé à l'extrême droite par franceinfo. Source

  9. Gilbert Collard : pourquoi sur la liste

    Figure du FN puis du RN, ex-député du Gard ; eurodéputé, il a quitté Marine Le Pen en 2022 pour rallier Éric Zemmour, candidat d'extrême droite. Source

  10. Philippe de Villiers : pourquoi sur la liste

    Fondateur du Puy du Fou et chroniqueur de CNews, où Vincent Bolloré est venu en personne le placer en 2023, comme il le raconte dans son livre Populicide. Source

  11. Julien Odoul : pourquoi sur la liste

    Député de l'Yonne et porte-parole du RN ; en 2019, il a exigé en séance qu'une mère accompagnant des écoliers retire son voile. Source

  12. Sébastien Chenu : pourquoi sur la liste

    Président du groupe RN à l'Assemblée ; après l'attentat raciste de Trappes, il a répété que la ville est « un foyer de jihadistes ». Source

  13. Jean-Philippe Tanguy : pourquoi sur la liste

    Député RN, « indéfectible lieutenant de Marine Le Pen », arrivé premier au conseil national du parti en octobre 2026 et entré à son bureau exécutif. Source

  14. Matthieu Valet : pourquoi sur la liste

    Eurodéputé RN et ancien commissaire ; au congrès de 2026, il a promis de déclarer « organisation terroriste tous les mouvements antifascistes ». Source

  15. Laure Lavalette : pourquoi sur la liste

    Députée RN du Var et porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, candidate d'extrême droite à l'Élysée. Source

  16. Laurent Jacobelli : pourquoi sur la liste

    Député de la Moselle, porte-parole de campagne de Marine Le Pen ; sur les écrits antisémites prêtés à Bardella : « C'est à Mediapart de prouver les choses ». Source

  17. Edwige Diaz : pourquoi sur la liste

    Ex-députée de Gironde, élue sénatrice en septembre 2026, elle préside le premier groupe RN de l'histoire du Sénat. Source

  18. Franck Allisio : pourquoi sur la liste

    Député RN des Bouches-du-Rhône ; candidat d'extrême droite à la mairie de Marseille en 2026, il promettait un « passe antiracaille ». Source

  19. Philippe Ballard : pourquoi sur la liste

    Ancien présentateur de JT, premier à s'engager sous les couleurs du RN ; député de l'Oise et porte-parole du parti d'extrême droite. Source

Médias

  1. Frontières : pourquoi sur la liste

    Média d'Erik Tegnér (ex-Livre noir) qui a fait une « promotion obsessionnelle du grand remplacement » et relayé « les éléments de langage de l'armée russe ». Source

  2. Occidentis : pourquoi sur la liste

    Compte d'extrême droite dont le « fonds de commerce » est l'actualité des violentes agressions ; supprimé par Instagram en 2024 avec 160 000 abonnés. Source

  3. Une Bonne Droite : pourquoi sur la liste

    Média en ligne qui promeut la « remigration » et la thèse du « grand remplacement » ; son compte a été supprimé par Instagram en 2024. Source

  4. Fdesouche : pourquoi sur la liste

    Revue de presse d'extrême droite en ligne depuis 2005, qui a publié des fichiers listant des personnalités « islamo-gauchistes », dont des députés LFI. Source

  5. Boulevard Voltaire : pourquoi sur la liste

    Site d'extrême droite lancé en 2012 par Robert Ménard, élu maire de Béziers avec le soutien du RN, et son épouse Emmanuelle Duverger. Source

  6. TV Libertés : pourquoi sur la liste

    Web TV d'extrême droite lancée en 2014 par Martial Bild, ex-cadre du FN, et présidée par Philippe Milliau, ancien dirigeant du Bloc identitaire. Source

  7. Omerta : pourquoi sur la liste

    Média de Régis Le Sommier, ex-RT France, identifié dès 2022 comme « pro-russe », avec des dirigeants « marqués à l'extrême droite ou à droite de la droite ». Source

  8. Valeurs actuelles : pourquoi sur la liste

    Hebdomadaire dont le directeur a été définitivement condamné pour injure raciste : il avait dépeint la députée LFI Danièle Obono en esclave, enchaînée. Source

  9. Radio Courtoisie : pourquoi sur la liste

    Radio fondée en 1987 par Jean Ferré, présidée jusqu'en 2017 par Henry de Lesquen, figure d'extrême droite qui « défend l'inégalité des races ». Source

  10. Geoffroy Lejeune : pourquoi sur la liste

    Ex-patron de Valeurs actuelles, « journaliste marqué à l'extrême droite » selon l'AFP, dont la nomination à la tête du JDD en 2023 a déclenché une grève. Source

  11. Charlotte d'Ornellas : pourquoi sur la liste

    Journaliste du JDD et visage de CNews, « figure de la droite réactionnaire et proche des idées d'Éric Zemmour » selon la rédaction du JDD. Source

Influenceurs, militants et idéologues

  1. Jean Messiha : pourquoi sur la liste

    Polémiste d'extrême droite, ex-cadre RN puis porte-parole de Zemmour, à l'origine de la cagnotte de 1,6 million d'euros pour le policier qui a tiré sur Nahel. Source

  2. Damien Rieu : pourquoi sur la liste

    Cofondateur de Génération identitaire, groupuscule d'extrême droite dissous en 2021, passé ensuite assistant parlementaire d'un eurodéputé du RN. Source

  3. Alice Cordier : pourquoi sur la liste

    Présidente du collectif identitaire Némésis, qui se dit féministe en faisant de l'immigration « la source de tous les maux des femmes en France ». Source

  4. Thaïs d'Escufon : pourquoi sur la liste

    Ex-porte-parole de Génération identitaire devenue influenceuse masculiniste, qui vend du « coaching en virilité » et des conseils de drague aux jeunes hommes. Source

  5. Papacito : pourquoi sur la liste

    Vidéaste d'extrême droite qui a simulé en vidéo le meurtre d'un électeur de gauche ; condamné en 2024 pour injures homophobes envers un maire. Source

  6. Le Raptor : pourquoi sur la liste

    Ancien « fer de lance de la fachosphère française » sur YouTube : propos misogynes, soutien à Zemmour et appels au cyberharcèlement. Source

  7. Valek : pourquoi sur la liste

    Pionnier de la fachosphère sur YouTube, au ton « masculiniste, misogyne, insultant et nationaliste », épinglé pour des mèmes aux « forts relents antisémites ». Source

  8. Bruno Le Salé : pourquoi sur la liste

    Youtubeur classé parmi les influenceurs d'ultradroite qui propagent « des idées de droite radicale », aux côtés de Papacito, Valek et Le Raptor. Source

  9. Julien Rochedy : pourquoi sur la liste

    Ex-président du Front national de la jeunesse, reconverti en formateur masculiniste et auteur de « discours suprémacistes blancs » sur YouTube. Source

  10. Baptiste Marchais : pourquoi sur la liste

    Youtubeur d'extrême droite passé par les JNR, groupuscule néonazi ; visé en 2025 par une enquête après un appel à divulguer les infos personnelles de juges. Source

  11. Daniel Conversano : pourquoi sur la liste

    Suprémaciste blanc exilé en Roumanie, fondateur du site Suavelos, « ostensiblement raciste » selon StreetPress. Source

  12. Vincent Lapierre : pourquoi sur la liste

    Reporter qui a travaillé trois ans pour Alain Soral, « proche de Dieudonné » et récompensé de trois « Quenelles d'or », puis fondateur du « Média pour tous ». Source

  13. Marsault : pourquoi sur la liste

    Auteur de BD (« Breum »), condamné en 2019 pour avoir lancé le harcèlement d'une militante féministe ; cofondateur du magazine d'extrême droite Furia. Source

  14. Laurent Obertone : pourquoi sur la liste

    Essayiste qui lie « insécurité et immigration » (« La France Orange mécanique »), soutenu par Marine Le Pen ; cofondateur du magazine d'extrême droite Furia. Source

  15. Renaud Camus : pourquoi sur la liste

    Écrivain, inventeur de la théorie raciste du « grand remplacement », condamné en 2014 puis en 2020 pour provocation à la haine. Source

  16. Bruno Attal : pourquoi sur la liste

    Policier, secrétaire général adjoint de France Police, syndicat « proche de l'extrême droite », candidat Reconquête aux législatives de 2022. Source

  17. Erik Tegnér : pourquoi sur la liste

    Patron de Frontières (ex-Livre noir), ex-militant RN puis LR, qui a créé son média pour « suivre, ou plutôt promouvoir » la campagne de Zemmour. Source

La sphère masculiniste

  1. Stéphane Édouard : pourquoi sur la liste

    Coach en séduction qui a affirmé : « Sans arme et sans coup, vous ne pouvez pas violer une femme » ; mêle antiféminisme, injures sexistes et droite dure. Source

  2. Estelle Redpill : pourquoi sur la liste

    Influenceuse d'extrême droite sur TikTok, « fan d'Éric Zemmour », qui défend la thèse « complotiste et raciste » du « grand remplacement ». Source

  3. Alex Hitchens : pourquoi sur la liste

    Influenceur masculiniste qui juge les femmes selon « leur passé sexuel et affectif » ; convoqué par les députés en 2025, il leur a raccroché au nez. Source

  4. La Menace : pourquoi sur la liste

    Youtubeur de caméras cachées devenu formateur masculiniste, « le porte-voix d'une extrême droite qui ne dit pas son nom » selon StreetPress. Source

  5. Killian Sensei : pourquoi sur la liste

    Youtubeur « motivateur masculin » (près de 200 000 abonnés), montré dans « Mascus, les hommes qui détestent les femmes », documentaire sur les masculinistes. Source

Leurs relais

Ils leur tendent le micro, reprennent leurs mots ou leur ouvrent la porte.

Médias et plateaux

  1. CNews : pourquoi sur la liste

    Chaîne du groupe Bolloré. En 2026, l'Arcom la met en demeure pour défaut de pluralisme, puis lui inflige 200 000 € pour des séquences de nature à « inciter à la haine ». Source

  2. Europe 1 : pourquoi sur la liste

    Radio Bolloré, mise en demeure par l'Arcom en 2024 : chez Hanouna, 16 invités sur 29 « représentaient ou soutenaient les partis relevant du bloc extrême droite ». Source

  3. Le Journal du dimanche : pourquoi sur la liste

    Hebdo Bolloré confié en 2023 à Geoffroy Lejeune, ex-patron de l'« hebdomadaire d'extrême droite Valeurs actuelles ». Sa maison mère a pris 25 % de Frontières en 2026. Source

  4. Pascal Praud : pourquoi sur la liste

    Animateur de L'Heure des pros (CNews), repris par l'Arcom pour avoir lié punaises de lit et immigration (2024), puis épinglé pour des propos antimusulmans (2026). Source

  5. Cyril Hanouna : pourquoi sur la liste

    Animateur, ex-patron de TPMP sur C8. En juin 2024, il appelle Bardella en direct pour que Reconquête lui propose l'union : il joue « les entremetteurs » sur son plateau. Source

  6. Sonia Mabrouk : pourquoi sur la liste

    Ex-vedette de CNews et Europe 1, passée sur BFMTV en 2026. Selon les syndicats SNJ et CGT, 25,5 % des intervenants de son émission étaient d'extrême droite à la rentrée. Source

  7. Causeur : pourquoi sur la liste

    Magazine créé par Élisabeth Lévy. En 2025, il assure à Marine Le Pen que depuis le 7-Octobre, « l’accusation d’antisémitisme contre vous est irrecevable ». Source

  8. Élisabeth Lévy : pourquoi sur la liste

    Fondatrice de Causeur, sur Sud Radio. Le RN n'est pas pour elle « un parti fasciste », mais « LFI est plus dangereux pour la France que le FN ne l'a jamais été ». Source

Responsables politiques

  1. Laurent Wauquiez : pourquoi sur la liste

    Chef des députés LR. Il plaide pour une primaire de la droite ouverte « de Gérald Darmanin à Sarah Knafo » et en a discuté avec Éric Zemmour en novembre 2025. Source

  2. Bruno Retailleau : pourquoi sur la liste

    Président de LR, candidat à la présidentielle. En 2023, il voyait chez des Français issus de l'immigration « une sorte de régression vers les origines ethniques ». Source

  3. Nicolas Sarkozy : pourquoi sur la liste

    Ancien président de la République. Dans son livre de décembre 2025, il raconte avoir répondu « Non » à Marine Le Pen : pas de « front républicain » contre le RN. Source

  4. David Lisnard : pourquoi sur la liste

    Maire de Cannes, candidat Nouvelle Énergie à la présidentielle. Il veut une primaire de la droite ouverte « jusqu'à Eric Zemmour », selon LCP. Source

  5. Sébastien Lecornu : pourquoi sur la liste

    Premier ministre. Pour le budget 2027, il propose un délai de « carence » avant certaines allocations aux étrangers : un « clin d'oeil » au RN, selon l'AFP. Source

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